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Écrans et devoirs : trouver le bon équilibre

4 mars 2024

Groupe d'adolescents réunis et souriants dans la cour

Téléphone, télévision, réseaux sociaux : des repères simples pour que les écrans ne grignotent ni le temps de travail ni le sommeil de votre enfant.

Le téléphone vibre, une série tourne en fond, un message arrive au milieu d’un exercice de mathématiques. Pour beaucoup de familles, la question des écrans s’invite chaque soir à la table des devoirs. Il ne s’agit pas de diaboliser ces outils, utiles et souvent indispensables, mais de les remettre à leur place pour qu’ils ne prennent pas celle du travail et du repos.

Pourquoi les écrans perturbent le travail

Le problème n’est pas l’écran en lui-même, c’est l’interruption. Chaque notification casse la concentration, et il faut ensuite plusieurs minutes pour retrouver le fil. Un élève qui consulte son téléphone toutes les cinq minutes peut passer deux heures à son bureau pour une demi-heure de travail réel.

S’ajoute la question du sommeil. La lumière des écrans et l’excitation des échanges en soirée retardent l’endormissement. Or un adolescent qui dort mal comprend moins bien en classe le lendemain, retient moins et s’irrite plus facilement. Quand le réveil sonne tôt pour affronter les trajets du matin, chaque heure de sommeil compte.

Fixer des règles claires, ensemble

Les règles qui fonctionnent sont celles que l’on comprend et que l’on a un peu discutées. Plutôt que d’imposer une interdiction brutale, asseyez-vous avec votre enfant et construisez quelques principes communs.

  • Pendant le temps de devoirs, le téléphone est posé dans une autre pièce ou retourné, sans son.
  • La télévision est éteinte dans la pièce où l’on travaille.
  • Les écrans s’arrêtent au moins une heure avant le coucher.
  • Le téléphone ne dort pas dans la chambre, il se recharge dans le salon.

Ces règles valent aussi, autant que possible, pour les adultes de la maison. Un enfant comprend mal qu’on lui demande de lâcher son téléphone quand ses parents ne quittent pas le leur des yeux.

Mieux vaut trois règles tenues toute l’année que dix règles abandonnées au bout de deux semaines.

Le téléphone partagé : une situation fréquente

Dans beaucoup de familles, un seul téléphone ou une seule tablette sert à plusieurs personnes. C’est parfois sur cet appareil que circulent les informations de classe, les photos d’un cours manqué ou les messages entre camarades. Cela rend l’organisation plus délicate, mais aussi plus facile à encadrer.

Prévoyez un moment précis où l’enfant peut utiliser l’appareil pour ses besoins scolaires : vérifier une consigne, récupérer un document, poser une question à un camarade. En dehors de ce créneau, l’appareil reprend son usage familial. Cette organisation apprend aussi à anticiper plutôt qu’à tout faire à la dernière minute.

Les écrans comme outils de travail

Tout n’est pas à rejeter. Une vidéo bien choisie peut éclairer une notion de physique, un dictionnaire en ligne aide à vérifier un mot, une recherche peut enrichir un exposé. La différence se fait sur l’intention et la durée.

Aidez votre enfant à se poser deux questions avant d’allumer un écran pour travailler :

  1. Qu’est-ce que je cherche exactement ?
  2. Combien de temps me faut-il pour le trouver ?

Une recherche ciblée de dix minutes est utile. Une heure de navigation de lien en lien ne l’est presque jamais. Encouragez aussi le retour au papier : prendre des notes à la main, faire une fiche, refaire un exercice sans aide. C’est ce travail-là qui fait retenir.

Repérer quand l’usage devient un problème

Certains signaux doivent alerter :

  • Des devoirs régulièrement non faits alors que l’enfant affirme y avoir passé la soirée.
  • Une fatigue marquée le matin, des difficultés à se lever.
  • Une irritabilité forte dès qu’on demande de lâcher l’écran.
  • Un repli sur soi, moins d’intérêt pour les activités ou les amis en dehors du téléphone.
  • Une baisse nette des résultats dans plusieurs matières.

Si plusieurs de ces signes apparaissent, une conversation s’impose, sans reproche mais avec fermeté. N’hésitez pas à en parler aussi avec le professeur principal : il peut observer en classe des effets que vous ne voyez pas à la maison.

Proposer autre chose

Retirer un écran laisse un vide. Pour que les règles tiennent, il faut proposer d’autres occupations : un livre, un jeu de société, une activité sportive, un moment de discussion à table, un service rendu à la maison. Les week-ends et les soirées sans devoirs sont de bonnes occasions de retrouver ces plaisirs simples.

Il ne s’agit pas d’élever un enfant coupé du monde numérique, mais un jeune capable de choisir quand il s’y connecte et quand il s’en détache. C’est une compétence qui lui servira bien au-delà du lycée.

Pour accompagner le travail à la maison, vous trouverez des fiches et des annales dans nos ressources. Les règles de vie de l’établissement sont présentées sur la page vie scolaire.

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